Lors du lancement du Plan "Bien-être et santé des jeunes", le mardi 29 novembre 2016, le Président de la République s'est vu remettre le rapport sur le bien-être et la santé des jeunes, réalisé par Marie-Rose Moro, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, et Jean-Louis Brison, inspecteur d’académie - inspecteur pédagogique régional.

Le gouvernement a défini un plan d'action diffusé sous la forme d'une circulaire interministériel en date du 28/11/2016.

Une orientation réussie pour tous les élèves

Etabli après plus d'un an de travaux, le rapport de la mission d'information présente douze recommandations en faveur d' « une orientation réussie pour tous les élèves ».
Il recommande notamment de :
- définir des objectifs d'insertion professionnelle pour le système éducatif ;
- transférer le réseau « Information Jeunesse » ainsi que les CIO aux régions ;
- intégrer la formation au conseil en orientation dans la formation initiale et continue des enseignants et rendre obligatoire un stage en milieu professionnel ;
- valoriser les réussites de l'enseignement professionnel et de l'apprentissage ;
- renforcer la présence des représentants du monde professionnel dans la gouvernance des établissements ;
- faire du lycée polyvalent la norme ;
- rendre plus transparents les barèmes et les critères d'AFFELNET et d'APB ;
- autoriser l'édiction de prérequis pour les filières à effectifs limités dans l'enseignement supérieur.

Cette approche exploratoire révèle que les dynamiques entre le physique et le numérique sont étroitement liées au niveau de la maîtrise en numérique et aux représentations du numérique, que ce soit chez les jeunes ou chez les professionnels. Ces dynamiques sont en outre fonction de l’équipement des jeunes et des contraintes institutionnelles et territoriales. La vidéo, le smartphone et les réseaux sociaux redessinent les parcours d’information entre le physique et le numérique, car ils peuvent être par exemple accélérateurs de confiance dans les relations entre les jeunes et les professionnels des structures d’information. La nécessité de lieux et de rencontres physiques persiste mais des passages et passerelles entre le physique et le numérique restent à concevoir ou à renforcer.

Publication du rapport relatif à l'éducation à la sexualité

Depuis les années 2000, les chiffres sur l’entrée des jeunes dans la vie amoureuse et sexuelle sont stables : le premier baiser survient en moyenne à 14 ans tandis qu’à 17 ans, la moitié des adolescents – filles comme garçons - a déjà eu un rapport sexuel. Si des progrès ont été faits en matière d’accès à la contraception et d’usage du préservatif lors des premiers rapports, les choses évoluent peu en matière de stéréotypes sexistes, notamment sur les questions liées à la sexualité. En effet, malgré une émancipation sexuelle certaine des femmes depuis la diffusion et le remboursement de la pilule, la sexualité continue d’être un domaine empreint d’inégalités et d’idées reçues sur ce que serait ou ne serait pas une sexualité féminine et une sexualité masculine.

La Cour des comptes rend public, le 20 janvier 2016, un rapport sur les dispositifs et les crédits mobilisés en faveur des jeunes sortis sans qualification du système scolaire demandé par la commission des finances, de l’économie générale et du contrôles budgétaire de l’Assemblée nationale, en application de l’article 58-2° de la loi organique relatives aux lois des finances. La Cour dresse six constats :

La protection sociale des jeunes de 16 à 29 ans

Le rapport 2015 de l'IGAS, remis au Président de la République, au Parlement et au Gouvernement, est consacré à la protection sociale des jeunes de 16 à 29 ans.
Parmi les 11 millions de jeunes (16-29 ans), nombre d'entre eux connaissent des parcours professionnels et personnels heurtés. L'entrée dans la vie active, avec travail et logement stables, s'en trouve retardée d'autant. Quelles en sont les conséquences sur leur protection sociale : assurance maladie, maternité, accidents du travail, prestations familiales, allocations logement, indemnités chômage, retraites ?

Le rapport vise en premier lieu à spécifier les moyens opérationnels permettant la mise en oeuvre effective des dispositions d'anonymat, pour toutes les mineures, et de gratuité, pour les adolescentes de 15 à 17 ans, adoptées en lois de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2013 et 2014, et ce à toutes les étapes de leur parcours d'accès à la contraception (examens médicaux, prescription, retrait-pause des contraceptifs).

Il examine ensuite, de façon plus large, les pistes qui mériteraient d'être explorées afin de mieux couvrir les besoins des jeunes (ex : éducation à la sexualité, démédicalisation de la délivrance des microprogestatifs, accroissement du rôle des infirmières scolaires) via notamment le lancement d'expérimentations.

Entrée dans la sexualité des adolescent·e·s : la question du consentement

Enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des intervenant·e·s en éducation à la sexualité.
L’objectif de cette enquête est double : comprendre comment les animateurs·trices appréhendent et abordent la question du consentement lors des séances d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, mais également comprendre comment se joue le consentement dans les pratiques des adolescent·e·s lors de l’entrée dans la sexualité, et cela à la lumière du genre. Pour ce faire, l’étude s’intéresse aussi bien aux récits des professionnel·le·s qu’aux séances mêmes d’éducation à la sexualité–qui ont été observées–et aux récits des adolescent·e·s.

Rapport d'évaluation de l'expérimentation "Médiation sociale en milieu scolaire"

Cette recherche a permis de mesurer l'impact d'un projet de lutte contre le harcèlement à l'école porté par France Médiation, déployée dans 40 territoires couvrant la France métropolitaine et la Martinique, au cours des années scolaires 2012-2013 et 2013-2014. Une méthodologie ambitieuse impliquant le tirage au sort des établissements bénéficiaires et non bénéficiaires du programme a permis à l'équipe de recherche du LIEPP de formuler des conclusions solides et riches d'enseignement.

4ème Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants

Il existe peu de données sur la santé des étudiants. Depuis 2005, la LMDE réalise régulièrement des enquêtes sur la santé des étudiants. Ces enquêtes ont pour but d’identifier, de comprendre et de suivre les comportements et lesbesoins spécifiques des étudiants en matière de santé. Les données recueillies sont mises à disposition d’équipes de recherche qui souhaitent travailler sur le monde étudiant. Elles constituent un outil d’aide à la décision pour les acteurs du champ sanitaire, social et éducatif.
Les premiers résultats de la 4 ème enquête font bien ressortir la nécessité d’élaborer des plans de prévention spécifiques aux étudiants.
L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 25 000 étudiants représentatifs de la population étudiante affiliée à la LMDE, tirés au sort à partir de la base affiliée de la LMDE.
Consommation d’alcool, accès aux soins, vie affective et sexuelle : la santé des étudiants, un enjeu de premier plan.