Parmi les nombreuses questions soulevées par le débat contemporain sur la laïcité, le port du voile provoque des réactions parmi les plus émotives. Mais qu’en est-il des motivations évoquées par les plus jeunes de ces femmes qui optent, après réflexion, pour le port du voile ? Pourquoi faire un choix qui, au premier regard, semble s’opposer au monde de liberté qui s’offre à elles ? À partir d’une enquête menée auprès de jeunes tunisiennes, cet ouvrage redonne la parole aux premières concernées et montre les diverses significations que peut prendre la décision de porter le voile dans des sociétés fortement imprégnées par le patriarcat. Recul nécessaire à l’heure des débats, analyse spécifique de la jeunesse tunisienne évoquant au passage la situation des jeunes issues de l’immigration, Adolescentes voilées souligne les enjeux culturel et politique se cachant derrière la tentative de contrôler le corps des jeunes femmes.

Harcelé-Harceleur

« Julie Lunettes » ainsi qu’avait décidé de la baptiser son institutrice, s’est jetée du troisième étage de son immeuble, n’en pouvant plus de se faire traiter de « mémé » de « vieille » de « moche » jour après jour, par ses « copains » de classe.
Jonathan a tenté de s’immoler par le feu submergé par les insultes d’un chefaillon et de ses sbires, insultant à longueur de journée sa famille, son nom (Destin) son poids, etc.
Camille n’a pas accepté de se faire supplanter par une rivale, aussi belle, aussi fraiche et délicieuse qu’elle, derrière laquelle SA cour, s’était ralliée. « elle m’a volée ma vie » a-t-elle déclaré à sa mère, et a plongé dans la dépression et la drogue. louise, Noé, Samir, Kevin... autant d’enfants victimes du harcèlement à l’école.

Qu’est-ce qu’une famille au XXIe siècle ? Comment ordonner nos histoires d’amour, de parents, d’enfants, de beaux-parents, de demi-frères, de quart de sœurs, de grands-parents d’adoption, de dons de gamètes, de liens de cœur ou de sang, « vrais » ou « faux », et faire en sorte que les familles qu’elles construisent soient équilibrées, vivantes, heureuses ? Comment, quelles que soient leurs formes, conjuguer filiation et transmission, égalité des sexes et complémentarité ?
Comment la loi et la justice doivent-elles intervenir dans leur création et leur protection ?

En s’appuyant sur son expérience de psychothérapeute, Serge Hefez revisite la fabrique de la famille ; de toutes les familles. Il nous montre, à partir d’exemples concrets, à quel point il est urgent de remplacer nos choix trop souvent binaires par des choix plus ouverts, et d’accepter sans peurs les mutations de ces familles qui fondent, à leur manière, une société nouvelle, plus fluide et plus libre. 

Mondes fictionnels Mondes numériques Mondes possibles

Les « autres mondes » sont aujourd’hui au cœur des pratiques culturelles des jeunes et des moins jeunes, à la recherche d’une immersion ludique, d’une plongée dans l’imaginaire.

Univers transmédiatiques issus de romans (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones, Hunger Games), de films ou de séries (Star Wars, Lost, Star Trek), mais aussi « métavers » comme Second Life ou bien sûr jeux de rôle de tous types, autour d’une table, grandeur nature ou en réseau (World of Warcraft) ont pour point commun de prendre au pied de la lettre la vénérable métaphore des « mondes possibles de la fiction », selon laquelle l’œuvre nous ouvrirait l’accès à une autre version des choses.

L'état adolescent. Miroir de la société

L’adolescence tend à devenir un état : on y rentre de plus en plus tôt, on en sort de plus en plus tard. Si cette période de la vie s’étend, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le signe que le statut de l’adulte n’a jamais été aussi fragilisé et ébranlé qu’aujourd’hui, pendant que celui du jeune, à l’inverse, a gagné en popularité. Car c’est l’âge de tous les possibles, de la croissance.

D’une certaine manière, les valeurs de la société (excitation, instantanéité, urgence, etc.) se rapprochent de plus en plus de ce qui caractérise l’adolescent lui-même, d’où un effet de miroir, fascinant et presque enivrant. L’adolescent apparaît comme un symptôme de la société actuelle, tout comme il tend à en devenir le modèle : un consommateur riche de sa seule illusion de toute-puissance personnelle.

 

Répondre au décrochage scolaire

La question du décrochage scolaire est d'une actualité brûlante sans pour autant succomber à un quelconque effet de mode. L'intérêt porté à ce phénomène tient au fait qu'il représente un excellent indicateur de la réussite ou de l'échec des politiques d'enseignement. Or, la plupart des publications actuelles traitant de cette question ont été réalisées selon une approche sociologique mettant en avant des typologies d'élèves décrocheurs.
En se référant à une approche clinique de l'activité en psychologie du travail, cet ouvrage se propose d'appréhender la question du décrochage scolaire par une entrée ciblant l'activité des professionnels de l'éducation en situation de travail. Il s'attache à identifier et caractériser les difficultés concrètes rencontrées par les équipes enseignantes, les éducateurs et les professionnels des établissements scolaires (CPE, infirmière scolaire...) pour lutter contre le décrochage scolaire.

Au cours des dernières décennies, la condition parentale a considérablement évolué du fait des changements socio-démographiques, mais aussi des mutations des conditions de travail. Si les conseils et prescriptions à l’adresse des parents représentent un véritable marché, relayé par les médias, ils correspondent également à une forte demande du politique qui, en écho aux inquiétudes et incertitudes des parents sur leur mission éducative, se soucie de garantir au mieux la réussite de cette mission, ou plutôt d’éviter son échec et les risques supposés pour la collectivité tout entière.

Cet ouvrage, qui réunit les contributions des meilleurs spécialistes de ces questions, part du regain d’intérêt accordé dans le débat public au rôle joué par les parents. L’apparition de la thématique de la parentalité et des mesures de « soutien à la parentalité » au cours des vingt-cinq dernières années est en effet remarquable.

Les transformations corporelles s’imposent à l’adolescent.
Elles soulèvent la question du regard des autres sur le jeune homme ou la jeune fille qu’il devient, l’ouverture au désir et à la génitalité. Son corps échappe à son contrôle, de même le statut qu’il acquiert au sein du social.
En jouant de son apparence, le jeune fait de sa peau un outil d’expérimentation de soi, d’exploration et de recherche identitaire.
Mais aussi, le corps se fait projection du mal-être de l’adolescent quand ses repères manquent et que s’affaiblit la solidité du monde des adultes. Les tentatives d’appropriation et de contrôle de l’image de soi par la coiffure, les tatouages, les vêtements peuvent s’avérer signes de détresse dans les conduites à risque, les addictions, les troubles alimentaires qui disent une volonté d’échapper à une identité insupportable.

Principaux résultats d’AlimAdos, un programme de recherche de l’Ocha

Ils s’appellent Megane, Salsabilla, Marie, Hasan, Marco, Antoine ou Kevin, ils ont entre 12 et 19 ans et pendant de longs mois ils ont côtoyé en Alsace et en Provence-Alpes Côte d’Azur les chercheurs de l’équipe AlimAdos[1].
Comprendre comment les adolescents mangent en France aujourd’hui, ce qu’ils en disent, comment ils le vivent et se le représentent, en famille, en groupe, entre pairs ou seuls, a été la problématique de ce programme de recherche de l’Ocha mis en oeuvre depuis 2006 avec deux laboratoires du CNRS et co-financé par l’Agence Nationale de la recherche.

30 jours pour trouver ma voie et vivre mes rêves

Cet ouvrage invite les adolescents à vivre une aventure en 30 jours pour être acteurs de leur vie et trouver ce qui est essentiel pour eux. C'est un voyage en cinq étapes qui les invite à : trouver leur place, (re)découvrir leurs atouts, poser leurs objectifs et rêves de vie, savoir comment passer à l'action et préciser leur projet professionnel. Chaque jour leur permet de découvrir quelque chose de nouveau sur eux-mêmes afin de se rapprocher de ce qui leur correspond vraiment. Chacun est unique et le monde a besoin des talents de tous !