Présentation de OPEN Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation - Thomas Rohmer - JNAMDA 2021

Thomas Rohmer est le fondateur de l’OPEN Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation qui propose et incite la communauté éducative à questionner sa pratique et sa posture éducative autour du numérique.

Il était également expert au sein du comité de protection jeunes publics du CSA et personnalité qualifiée au sein du HCFEA rattaché à Olivier Véran.

L'adolescence une crise parentale ? - Daniel Coum - Video JNMDA

Daniel Coum est psychologue clinicien, psychanalyste, directeur des services de Parentel et Maître de conférences à l’université de Bretagne. Il est l’auteur de nombreux article et livres dont « Paternités » (2016), et de plusieurs ouvrages collectifs parmi lesquels « Avons-nous besoin de père et de mère» (érès, 2016) et L’adolescent et ses parents : d’une dépendance à l’autre» (érès, 2014).

L'Observatoire français des drogues et tendances addictives mène depuis de nombreuses années des dispositifs d’enquête statistique et d’observation portant sur les usages de substances licites et illicites dans la population française.

Au premier trimestre 2021, près de 2 000 élèves de 3e ont répondu à un volet exceptionnel de l’Enquête nationale en Collège et en Lycée chez les Adolescents sur la Santé et les Substances (EnCLASS). 

L’enquête a permis d’interroger les adolescents sur les initiations au tabac, à l’alcool et au cannabis et, sur la base de questions inédites, sur les alcoolisations ponctuelles importantes (API), l’usage problématique de cannabis, les modes d’acquisition du tabac et de l’alcool, l’initiation au protoxyde d’azote et la pratique des jeux d’argent et de hasard.

Ce bilan décrit les évolutions récentes de la consommation et du marché du tabac en France, ainsi que ses conséquences sanitaires et sociales.
Il balaie sur la base de données récentes, l’évolution du marché du tabac, dans ses composantes légale et illégale ; l’évolution des comportements d’usages tant chez les adultes que les adolescents ainsi que les conséquences sociales et sanitaires de la consommation de tabac mais également les réponses publiques qui favorisent la sortie du tabagisme. 

L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publie dans son magazine Tendances n°149 les résultats d’une deuxième enquête ARAMIS qui approfondit les observations de 2017 (ressource jointe à la présente) sur la gestion et le contrôle des consommations dans les moments propices à l’alcoolisation tels que les soirées. 

Les résultats de cette enquête montrent comment les consommations sont traversées par des enjeux de différenciation sociale et de genre.

L’éducation à la sexualité est une question vive et pourtant ancienne. En France, l’obligation d’aborder la sexualité humaine dans les établissements scolaires s’est édifiée progressivement à partir de 1973.  Où en sommes-nous un peu plus de 20 ans après ? Comment cette éducation est-elle dispensée et surtout, quels en sont les contenus?

À l’heure où les objectifs d’égalité entre les femmes et les hommes ne sont toujours pas atteints, où des enfants sont victimes de violences sexuelles et sexistes, où la prostitution des mineures est un phénomène en hausse (MSS, 2021), la France peine toujours à mettre en œuvre dans les établissements scolaires les trois séances obligatoires d’éducation à la sexualité prescrites il y a plus de 20 ans par la loi no 2001-588 de 2001 inscrite au code de l’éducation.

D’après une recherche pluridisciplinaire sur la prostitution des mineurs en France (PROMIFRANCE) réalisée par une équipe du Centre de Victimologie pour Mineurs (CVM), le constat des acteurs institutionnels et associatifs est unanime : la prostitution des mineurs en France s’accroît et constitue un phénomène protéiforme complexe. Son constat est alarmant.

En Occitanie, plus du tiers des jeunes de 3 à 24 ans vivent dans une commune rurale au 1er janvier 2018. Pour rejoindre leur établissement scolaire, les écoliers, collégiens et lycéens se déplacent plus souvent hors de leur commune de résidence que les élèves urbains. À 18 ans, un jeune sur cinq quitte l’espace rural pour s’installer en ville, principalement pour suivre des études supérieures. Ceux qui restent ne quittent pas pour autant le système scolaire. Ils s’orientent plus souvent que les jeunes urbains vers des cycles courts ou vers l’apprentissage.

La souffrance des jeunes s’est construite comme un problème public. Fédérant de multiples acteurs, mise à l’agenda politique au début des années 2000, cette notion aux définitions multiples donne accès aux représentations de la jeunesse dans le débat public, associant la volonté de protéger les individus des risques d’émergence de la maladie mentale ou de rupture des liens sociaux et d’encadrer leurs pratiques supposées mettre en danger leur santé.