La 9e édition de l’enquête ESCAPAD a interrogé en mars 2017 plus de 13 000 garçons et filles âgés de 17 ans sur leurs éventuelles pratiques de jeux d’argent et de hasard (JAH). 

Près de quatre jeunes sur 10 (39 %) déclarent toutefois avoir joué à un JAH dans l’année et un sur 10 (10 %) au cours de la semaine écoulée. Les garçons sont près d’un sur deux (47 %) à déclarer avoir joué dans l’année. 

Dans le cadre de cette étude,  47 604 élèves âgés de 8 à 19 ans ont été interrogés. Les auteurs s’attachent particulièrement à la description de la « la violence "ordinaire" en milieu scolaire, sa fréquence, ses caractéristiques et, la manière différenciée – ou non – dont elle touche les filles et les garçons ».

Cette enquête sur les addictions chez les jeunes se fonde sur un échantillon de 1000 jeunes âgés de 14 à 24 ans représentatif de cette population interrogée par Ipsos.
Les auteurs ont souhaité soumettre le questionnaire à un échantillon de parents de jeunes de 14-24 ans (402 parents interrogés par Ipsos), ainsi qu’au grand public (2 005 personnes interrogées par Ipsos) pour mesurer les écarts de perception entre leur propre réalité et celle des jeunes générations.

Laurent Bonelli et Fabien Carrié, sociologues et chercheurs, se sont intéressés aux différentes manières de s'approprier une forme de radicalisation et aux conditions sociales qui les produisent. Ils ont procédé à une enquête sur les jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Les conclusions de leur travail montrent que le profil des mineurs radicalisés ne correspond pas à tous les a priori associant très souvent radicalisation, précarité et délinquance et met en évidence d'autres mécanismes.

Les premières expériences de stages font partie intégrante du parcours scolaire ; elles visent à aider les élèves dans leurs choix d’orientation. Deux enquêtes portées par l’INJEP au travers du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse rendent compte des fortes inégalités sociales et territoriales dans l’accès aux stages et à l’apprentissage.

Pour les adolescents, les années collège représentent une période de changement. L’enquête internationale HBSC (Health Behaviour in School-aged Children), menée tous les 4 ans dans plus de 40 pays, permet d’établir une photographie précise de la santé et du bien-être des adolescents de 11 à 15 ans et d’en mesurer les évolutions. Elle est unique en son genre. Santé publique France y participe pour la sixième année consécutive. Les données françaises 2014 sont publiées aujourd'hui sous la forme de fiches thématiques.

L’éducation dans les quartiers de la politique de la ville

Enquête auprès des villes de banlieue menée par l’Association des Maires Ville & Banlieue de France préparatoire à une rencontre tripartite Ville & Banlieue / Ministère de l’É ducation nationale / Ministère de la Ville

Alors que l’éducation apparaît dans la plupart des prises de positions des responsables politiques et des plans d’action publiés depuis les attentats de 2015 au premier rang des réponses à apporter aux phénomènes de radicalisation des jeunes, cette enquête permet de confronter , dans ce domaine crucial, les orientations gouvernementales et l’engagement de l’ Éducation nationale, à l’expérience des élus des villes populaires des agglomérations urbaines, et de leurs quartiers les plus vulnérables. L’implication de l’Etat dans ces quartiers, les dispositifs et les moyens consacrésn’est pas seulement affaire de justice sociale.

Cette enquête a été menée du 2 juin au 25 juillet 2015, auprès de toutes les MDA sur le territoire national. 3 modalités de réponses étaient possibles : renseigner un questionnaire en ligne (91%), remplir un questionnaire papier (16%) ou via un entretien téléphonique (4%). Sur les 104 MDA recensées, 83 y ont répondu soit 80% de retours. Tous les questionnaires renseignés ont pu être exploités.

En préambule, il convient de rappeler que les MDA peuvent différer entre elles, que ce soit dans leur fonctionnement, leurs activités, leur identité administrative. Ces différences sont principalement dues aux contextes locaux et historiques de leurs constitutions. Cette enquête ne permet pas de dessiner la MDA idéale ou étalon, mais elle nous donne un état des lieux global et actuel des actions menées dans nos maisons.

La branche Famille et ses partenaires sont mobilisés pour accompagner les parents par la mise en œuvre d’une offre diversifiée de soutien à la parentalité. Afin d’obtenir une connaissance plus fine des besoins des parents dans ce domaine, la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf) a conduit une enquête nationale auprès de parents d’enfant(s) de moins de 18 ans.

Les parents expriment dans cette enquête la relative difficulté qu’ils éprouvent à exercer leur rôle. La scolarité et la santé sont les domaines qui leur posent le plus de difficultés. Les problèmes sont perçus plus aigus à l’adolescence des enfants, alors que c’est avec des enfants en bas âge que les parents expriment le plus fortement des préoccupations quant à leur rôle.

Premiers résultats de l’enquête nationale sur les ressources des jeunes (Laura Castell, Insee, Mickaël Portela et Raphaëlle Rivalin, Drees)

Les aides des parents représentent un apport essentiel pour les 18-24 ans. Fin 2014, sept jeunes adultes sur dix bénéficient ainsi d’un soutien financier régulier, et ce soutien concerne neuf jeunes en cours d’études sur dix. Lorsqu’ils ne vivent plus exclusivement chez leurs parents, les jeunes en cours d’études perçoivent plus de 500 euros d’aide parentale par mois. La participation financière des parents varie selon le milieu social : lorsqu’ils sont aidés, les enfants de cadres reçoivent alors un montant total 2,5 fois plus élevé que les enfants d’ouvriers. L’aide parentale vient le plus souvent compléter les aides publiques, dont les allocations logement sont le levier principal : ces dernières bénéficient à un jeune sur deux disposant de son propre logement.