Au cours des dernières décennies, la condition parentale a considérablement évolué du fait des changements socio-démographiques, mais aussi des mutations des conditions de travail. Si les conseils et prescriptions à l’adresse des parents représentent un véritable marché, relayé par les médias, ils correspondent également à une forte demande du politique qui, en écho aux inquiétudes et incertitudes des parents sur leur mission éducative, se soucie de garantir au mieux la réussite de cette mission, ou plutôt d’éviter son échec et les risques supposés pour la collectivité tout entière.

Cet ouvrage, qui réunit les contributions des meilleurs spécialistes de ces questions, part du regain d’intérêt accordé dans le débat public au rôle joué par les parents. L’apparition de la thématique de la parentalité et des mesures de « soutien à la parentalité » au cours des vingt-cinq dernières années est en effet remarquable.

Les transformations corporelles s’imposent à l’adolescent.
Elles soulèvent la question du regard des autres sur le jeune homme ou la jeune fille qu’il devient, l’ouverture au désir et à la génitalité. Son corps échappe à son contrôle, de même le statut qu’il acquiert au sein du social.
En jouant de son apparence, le jeune fait de sa peau un outil d’expérimentation de soi, d’exploration et de recherche identitaire.
Mais aussi, le corps se fait projection du mal-être de l’adolescent quand ses repères manquent et que s’affaiblit la solidité du monde des adultes. Les tentatives d’appropriation et de contrôle de l’image de soi par la coiffure, les tatouages, les vêtements peuvent s’avérer signes de détresse dans les conduites à risque, les addictions, les troubles alimentaires qui disent une volonté d’échapper à une identité insupportable.

Principaux résultats d’AlimAdos, un programme de recherche de l’Ocha

Ils s’appellent Megane, Salsabilla, Marie, Hasan, Marco, Antoine ou Kevin, ils ont entre 12 et 19 ans et pendant de longs mois ils ont côtoyé en Alsace et en Provence-Alpes Côte d’Azur les chercheurs de l’équipe AlimAdos[1].
Comprendre comment les adolescents mangent en France aujourd’hui, ce qu’ils en disent, comment ils le vivent et se le représentent, en famille, en groupe, entre pairs ou seuls, a été la problématique de ce programme de recherche de l’Ocha mis en oeuvre depuis 2006 avec deux laboratoires du CNRS et co-financé par l’Agence Nationale de la recherche.

30 jours pour trouver ma voie et vivre mes rêves

Cet ouvrage invite les adolescents à vivre une aventure en 30 jours pour être acteurs de leur vie et trouver ce qui est essentiel pour eux. C'est un voyage en cinq étapes qui les invite à : trouver leur place, (re)découvrir leurs atouts, poser leurs objectifs et rêves de vie, savoir comment passer à l'action et préciser leur projet professionnel. Chaque jour leur permet de découvrir quelque chose de nouveau sur eux-mêmes afin de se rapprocher de ce qui leur correspond vraiment. Chacun est unique et le monde a besoin des talents de tous !

Les mixités à l’adolescence

Quand il est évoqué,  le terme de mixité semble avant tout poser la question de la mixité sexuelle. En d’autres termes, la mixité pose la question de l’autre dans sa similarité et dans sa différence, celle du semblable mais aussi de l’étranger. La reconnaissance des différences nous confronte à  nos désirs et nos limites.

Ces questions se posent certes à chacun d’entre nous, mais l’adolescence y est particulièrement  confrontée. Elles génèrent  des paradoxes riches d’enseignements :

- Paradoxe propre à chaque adolescent confronté aux questions de son développement corporel face à sa construction psychique et identitaire ;

- Paradoxe institutionnel pour les Maisons des adolescents, des dispositifs par essence mixtes puisque issus des champs sanitaires, socio-éducatifs, pédagogiques ;

- Paradoxes sociétaux dus aux mixités sociales, culturelles, socio-économiques, linguistiques.

Paroles pour adolescents : ou le complexe du homard

Adolescence l’expérience d’une métamorphose :
Au-delà des transformations de son corps, ce que traverse l’adolescent est une expérience complexe. Une métamorphose qui nécessite préparation et adaptation aux conditions d’évolution du lien d’attachement qui s’est établi pendant l’enfance. La reconnaissance de soi et le respect d’exister sont peut-être plus encore recherchés par l’adolescent que la recherche d’amour, elle-même si humaine ! L’inscription dans une temporalité propre ; un rythme différencié ; un espace de liberté : telle est peut-être la traversée de l’adolescence. A vos marques prêts, partez ! Faire la course nécessite d’être au moins deux dans une temporalité commune. 

Le courage d'être soi

La dernière séance du groupe de parole a été l’occasion pour des parents d’échanger des références de livres qui ont accompagné leur cheminement à des moments difficiles de leur parcours…
La violence dans les rapports parents adolescents  a été un thème souvent abordé par les parents cette année dans le cadre des groupes de paroles pour parents d’adolescents.  
Plus largement cette violence dans les rapports est souvent ce qui pousse un parent d’adolescent à interpeller un professionnel. La traversée de la parentalité est longue et nécessite l’acceptation de sentiments négatifs, la découverte d’une dimension agressive comme partie inhérente au lien d’attachement.

Fragments d'adolescence

Depuis 35 ans, je voyage au pays des ados, j'y ai fait de nombreuses rencontres, recueilli des  propos, des cris, des murmures et des chuchotements, qui m'ont donné à penser, à rire parfois, à m'émouvoir souvent. L'adolescence est un paysage déroutant traversé par tout un tas de gens en toute insouciance, en grandes difficultés, en urgence ou en réticence. J'ai voulu rapporter une grande partie de ce qu'ils m'ont laissé en mémoire.
Ce recueil est une invitation au voyage.

Les conduites à risque sont des manières ambivalentes de lancer un appel aux plus proches, à ceux qui comptent. Elles témoignent de la résistance active du jeune et de ses tentatives de se remettre au monde. En dépit des souffrances qu’elles entraînent, elles possèdent un versant positif, elles favorisent la prise d’autonomie du jeune, la recherche de ses marques, elles sont un moyen de se construire une identité. Elles n’en sont pas moins douloureuses dans leurs conséquences à travers les blessures ou les morts qu’elles entraînent. Mais la souffrance est en amont, perpétuée par une conjonction complexe entre une société, une structure familiale, une histoire de vie.
Ces épreuves que les jeunes s’infligent répondent à cette nécessité intérieure de s’arracher à soi-même et de renaître meilleur. Ce sont des rites intimes, privés, autoréférentiels, insus, détachés de toute croyance et tournant le dos à une société qui cherche à les prévenir.