Perçus le plus souvent sous l’angle de leurs missions de surveillance et de maintien de l’ordre, les surveillants de l’administration pénitentiaire ont pourtant, au quotidien, une pratique professionnelle bien plus diversifiée.

À partir d’une recherche sociologique qualitative originale menée par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire en 2016/2017 sur la vie sexuelle et affective des jeunes incarcérés, cette étude met en lumière certains aspects inattendus du rôle des surveillants en matière de gestion de l’intimité et de la sexualité des jeunes.

Au sein des générations récentes, ce n’est plus l’institution matrimoniale qui construit le couple et autorise la sexualité, mais l’échange sexuel qui fait exister le couple.

Cependant, le modèle sexuel inscrit toujours prioritairement la sexualité dans la conjugalité, surtout pour les femmes.

Le contexte normatif genré est structuré autour de l’opposition entre la sexualité féminine qui serait dans le registre de l’affectif et des sentiments et la sexualité masculine qui se caractériserait par des « besoins sexuels ».

Ce guide est à destination des animat(rice)eurs et des éducat(rice)eurs sportifs. 

Il a pour objectif de donner des clés pour mieux prévenir et mieux traiter les questions liées à la sexualité des enfants et des adolescents. 

Il comprend :

  • 20 fiches pour aborder ces questions à partir de mise(s) en situation et déterminer le niveau de réponse approprié qu'il conviendra d'adopter.
  • 2 fiches comprenant une trousse de prévention et des relais possibles.
  • 4 annexes apportant des clés de compréhension complémentaires pour approfondir certaines notions (notamment dans le cadre de temps de sensibilisation) ou mieux repérer les personnes en situation de souffrance.
  • un répertoire général, une sitographie et une fiche de signalement.

Nouvelles pratiques, nouveaux défis pour les professionnels

Quelles sont les nouvelles pratiques des adolescents, et comment les prendre en compte pour mieux accompagner les plus vulnérables d’entre eux ? Un livre qui croise le regard des spécialistes et des professionnels de terrain pour les aider à mieux accompagner les adolescents sur le difficile chemin de ce que l’on nomme l’autonomie.

Les auteurs, Yaëlle Amsellem-Mainguy, chargée d’études et de recherche à l'INJEP et Arthur Vuattoux, ingénieur de recherche à l’École des hautes études en santé publique, chercheur associé à l’INJEP, livrent les résultats d'une enquête menée pendant un an auprès de jeunes adultes vivant en France métropolitaine sur leur usage d'Internet en matière d'information sur la santé et la sexualité.

Selon le Planning familial, l’éducation à la sexualité est le point d’ancrage de toutes les thématiques de la « santé sexuelle » : sans informations objectives sur l’avortement, la contraception, les IST, le plaisir, l’orientation sexuelle, les violences… Pas de choix éclairés !  

Ce référentiel présente la démarche proposée lors des séances d’éducation à la sexualité en s’appuyant sur une définition globale et positive de la sexualité. Il décline également les connaissances scientifiques ainsi que les cadres internationaux, européens et français, qui permettent de garantir la qualité des interventions du Planning.

Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) est une association féministe et d’éducation populaire composée de bénévoles, de salarié.e.s et d’adhérent.e.s. Il est présent sur tout le territoire (métropole et Outre-mer), à trois échelons : national, régional et départemental.

La feuille de route nationale 2018-2020 pour la promotion de la santé sexuelle a été publiée qui définit 6 objectifs et 26 actions à mettre en œuvre sur trois ans.

Le premier axe de cette stratégie entend "investir dans la promotion en santé sexuelle, en particulier en direction des jeunes, dans une approche globale et positive". Pour ce faire, le ministère préconise de : 

La jeunesse, la sexualité et la violence ont au moins un point commun : ce sont des catégories qui sont tenues sous haute surveillance. Les grands interdits sexuels ont faibli dans nos sociétés et la sexualité juvénile, détachée du cadre affectivo-conjugal, est aujourd’hui admise. Mais les normalités sexuelles, loin d’avoir disparu, sont en réalité multiples et elles ne vont pas toujours dans le sens d’une sexualité égalitaire (entre les sexes) et adaptée (suivant les âges). 

Souvent définis seulement par les actes qui les ont menés en prison, les jeunes détenus sont rarement interrogés sur leur vie affective, amoureuse et/ou sexuelle. Cette enquête qualitative originale, menée pendant un an dans cinq prisons pour mineurs en France métropolitaine, montre la diversité des expériences des filles et des garçons incarcérés en matière d’intimité et de gestion de la sexualité, dans et hors les murs. Elle souligne une grande proximité des parcours sexuels et affectifs de ces jeunes avec les « autres jeunes » de leur génération et de leur milieu social, bien que la détention produise des effets singuliers sur leurs parcours.

Dans le cadre du colloque PHILADO sur le phénomène d’emprise, le 13 Janvier 2017, Dr Serge HEFEZ, Docteur en médecine, psychiatre des hôpitaux. Psychanalyste et thérapeute familial et conjugal. Responsable de l’Unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à La Salpêtrière AP-HP. Depuis 2015, la Préfecture de Paris a mandaté officiellement l’Unité de thérapie familiale du service de psychiatrie de l’enfant de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière pour leur orienter les familles en détresse ayant contacté le numéro vert « Stop djihadisme » ou directement les services de police.